Tandis que Paris s’enflammait pour le fameux bal des pompiers, Gérald et Mario, tout nimbés encore de l’encens sidéral des sables du désert, nous revenaient du Golfe, chargés de souvenirs, rôtis comme des poulets et l’opérette aux lèvres.
On affichait alors vacant, adoptant doucement la tong attitude, à l’image de Juan qui s’envolait pour Lisbonne, ou de Mario qui assistait à la dernière de Sentires chavirant Avignon tout entier et son festival.
L’été passait vite. Un battement des cils, un souffle, un éclat bleu.
On revenait gonflé à bloc, du sable plein les poches, des galets dans les valises, des étoiles dans les yeux. On n’allait pas ménager nos efforts pour cette belle rentrée : Sam se consacrait à la prochaine collection Maison Close ; César, en transit entre Brésil et Barcelone, nous donnait rendez-vous au lavage de la Madeleine, à propos duquel on regrettait la concomitance de date et d’horaire avec la fête de Ganesh ; Juan, puis Flannan, soutenaient Madonna lors de son rendez-vous parisien à Bercy ; et, en attendant la prochaine Miroir, Miroir… du CURIEUX SPAGHETTI BAR par Eric et Tyra, ou la blanche des Bains que promettaient Thibault et Aurélien, on se laissait toucher encore et toujours par la sulfureuse innocence de Hit, de Dillinger Girl and Baby Face Nelson.



